Fabriqué en France

A l’heure où blanchit la campagne

Echapper à la mêlée médiatique permet de retrouver l’une des denrées les plus rares de notre époque survoltée : le temps. Temps qui, sur une ferme, prend une dimension particulière. D’un côté celui après lequel l’éleveur court pour accomplir les tâches quotidiennes ; de l’autre celui des saisons qui influent sur l’organisation de ces tâches. D’un côté celui des gestes immémoriaux, de l’autre celui de l’évolution technologique qui, tout en pérennisant ces gestes, les transforme sans cesse.

Des fermes de toutes sorte qui m’accueillent régulièrement aux quatre coins de France, aux fermes provisoires que sont les salons agricoles, je dois écouter puis répondre à des dizaines de questions, noyée dans une forêt de perches, de micros et de bras. Ces déplacements sont indispensables : ils me permettent à la fois de confronter mes idées à la réalité d’une conjoncture toujours complexe, mais aussi de donner un écho national à des revendications et à des situations souvent minimisées ou caricaturées.

« Mon fumier vaut plus cher que mon lait » : un salon de deuil et de combat

Cette année, la plus grande ferme de France était en noir et c’est un salon endeuillé qui ferme maintenant ses portes. Deuil de ceux qui font faillite, deuil de ceux qui en arrivent à s’ôter la vie parce que leur métier ne leur permet plus de vivre décemment, deuil des familles qui éclatent sous la pression des difficultés financières, deuil des jeunes qui ne pourront prendre la relève et assurer la pérennité d’un métier noble qui se donne, depuis toujours, pour mission de nous nourrir. Un deuil qui risque bientôt d’être celui de notre modèle agricole familial, fondé sur l’indépendance, la qualité et le savoir-faire ; un modèle unique qui s’effondre de plus en plus brutalement sous les coups de boutoir de la folie mondialiste et de la cupidité, érigée en dogme absolu à travers le libre-échange et la financiarisation à outrance.

Je signe !

Souvent, en tant que citoyen, l’on se demande comment être utile à la société, comment, par son comportement, améliorer notre cadre de vie ? En tant que mère, père, on se demande aussi quel monde, quelle France, nous allons laisser à nos enfants. Et ce souci je le partage quotidiennement.

L’on pourrait croire que les hommes et les femmes politiques, de par leurs mandats, leur exposition médiatique, ont plus de facilités pour faire bouger les lignes. Bien entendu, c’est le cas. Mais cette position privilégiée ne dispense pas de continuer à assumer, comme tout un chacun, ses devoirs de citoyen, et à chercher d’autres moyens pour agir dans sa vie privée aussi utilement que dans sa vie publique.

Croissance

Hier, lancement dans l’enthousiasme d’un nouveau collectif du Rassemblement Bleu Marine, Croissance Bleu Marine ! C’est toujours pour moi un vrai plaisir de voir des hommes et des femmes issus de la société civile se battre pour leurs idées. Mikael Sala, qui dirige ce collectif, a ce talent de savoir communiquer son intérêt et sa passion pour la défense de la petite entreprise et de l’emploi. Notre pays regorge de gens comme lui, et je suis très heureuse qu’ils se tournent de plus en plus nombreux vers nous. J’attends beaucoup de Croissance Bleu Marine comme de l’ensemble des collectifs. Rendez-vous bientôt, cette fois nous parlerons de la protection animale, un sujet qui m’est très cher comme vous le savez. Hier, j’ai signé le livre d’or du Collectif : Une grande confiance dans le collectif Bleu Marine qui sera un élément important de notre réflexion en matière de souveraineté et d’efficacité…

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