Je signe !

Souvent, en tant que citoyen, l’on se demande comment être utile à la société, comment, par son comportement, améliorer notre cadre de vie ? En tant que mère, père, on se demande aussi quel monde, quelle France, nous allons laisser à nos enfants. Et ce souci je le partage quotidiennement.

L’on pourrait croire que les hommes et les femmes politiques, de par leurs mandats, leur exposition médiatique, ont plus de facilités pour faire bouger les lignes. Bien entendu, c’est le cas. Mais cette position privilégiée ne dispense pas de continuer à assumer, comme tout un chacun, ses devoirs de citoyen, et à chercher d’autres moyens pour agir dans sa vie privée aussi utilement que dans sa vie publique.

Ce matin, je suis tombée sur cette pétition de l’UFC Que Choisir, les Jeunes Agriculteurs, la FNSEA et Coop de France, appelant à l’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes que nous consommons (https://www.change.org/p/pour-un-etiquetage-obligatoire-de-l-origine-des-viandes). Cette pétition est adressée à la Commission européenne pour lui demander d’adopter en urgence une réglementation en ce sens.

Il est proprement incroyable que cette information pourtant essentielle -celle de l’origine des produits- n’apparaisse toujours pas sur près de 55% des produits transformés, alors qu’elle permettrait à chacun, par sa consommation, de faire le choix d’une agriculture de proximité, plus profitable aux éleveurs comme à l’environnement.

Je ne fais pas partie de ceux qui trouvent formidable de consommer des viandes qui viennent des quatre coins de l’Europe ou de l’autre bout du monde.

Je vois les souffrances de nos éleveurs, qui ne peuvent plus vivre de leurs productions, confrontés à une concurrence déloyale massive, qu’elle soit interne ou externe à l’Union européenne. Je ne sais que trop, également, puisque même la France n’est pas épargnée (cf le scandale de l’abattoir bio de Vigan), que le bien-être animal est un peu partout négligé, que les conditions d’élevage propres à l’agriculture intensive ne permettent pas à des bêtes stressées, gavées de médicaments, de nourriture transgénique et ne voyant parfois jamais la lumière du jour, de produire une viande saine et de qualité.

Dans ces conditions, et pour cette double raison, aussi bien sanitaire que sociale, l’étiquetage mentionnant l’origine des produits et les conditions d’élevage m’apparaît comme un minimum exigé.

Si la France était souveraine et maîtrisait sa politique agricole et commerciale, elle ne demanderait évidemment pas l’accord de la Commission européenne pour établir l’étiquetage obligatoire de tous les produits à base de viande. Ce combat pour la souveraineté, c’est donc la femme politique que je suis qui le mène à Paris, Bruxelles et Strasbourg. C’est ce combat qui nous conduit depuis des années à réclamer un étiquetage « né, élevé, transformé ».

Mais en tant que citoyenne, je ne suis pas obligée d’attendre d’accéder aux responsabilités pour faire bouger les choses. C’est pourquoi j’ai signé ce matin la pétition « Pour un étiquetage obligatoire de l’origine des viandes » !

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Plus nous serons nombreux à la signer, plus les acteurs qui portent sincèrement ce combat auront de poids pour agir dans l’intérêt immédiat des consommateurs, des producteurs et des animaux.

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